La vidange est l’un des entretiens les plus importants pour préserver la longévité d’un moteur thermique. Si les huiles modernes permettent d’espacer les intervalles, il ne faut pas pour autant baisser la garde. En fonction du type d’huile, de la conception du moteur et de l’usage du véhicule, la fréquence idéale peut varier. Mais une chose est sûre : une huile trop usée ou contaminée finit toujours par causer des problèmes.
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Les moteurs d’ancienne génération nécessitaient souvent une vidange tous les 5 000 à 10 000 km, surtout avec les huiles minérales qui se dégradaient vite. Aujourd’hui, grâce aux lubrifiants synthétiques (avec beaucoup d'additifs) et aux moteurs mieux conçus, certains véhicules peuvent rouler jusqu’à 30 000 km avant de nécessiter une vidange, bien qu'au delà de 15 000 km il est raisonnable de commencer à envisager une vidange sous peu.
Mais il ne faut pas se fier uniquement au kilométrage. Même si une voiture roule peu, l’huile vieillit et perd ses propriétés. C’est pour cela que les constructeurs recommandent aussi une vidange annuelle (ce qui est toutefois un peu court avouons-le) ou tous les deux ans, même sans atteindre le kilométrage prévu.
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Une huile usée ne protège plus correctement le moteur, ce qui peut entraîner divers problèmes :
En plus de vieillir, l’huile moteur peut être contaminée par :
Voici quelques exemples de préconisations constructeurs concernant l'intervalle de vidange, en fonction des modèles et des motorisations :
Renault Clio IV 1.5 dCi 90 ch : Renault recommande une vidange tous les 30?000 km (les concessions recommandent 20 000 km) ou tous les ans, selon la première échéance atteinte.
Ces valeurs restent toutefois indicatives et pas forcément très représentatives (on pourrait par exemple croire ici que l'essence se vidange plus régulièrement, ce qui n'est pas le cas) car les concessions indiquent souvent des fréquences plus importantes. De plus, cela dépend du type d'huile qu'on met dans le moteur, et pour un seul et même moteur l'échéance ne sera pas la même selon la norme de l'huile (long life ou pas).
Contrairement à ce qu’on pourrait penser, une voiture qui roule peu ne conserve pas son huile intacte. Elle se détériore lentement par oxydation principalement, elle peut même finir par figer si on la laisse trop longtemps, ce qui rend d'ailleurs un peu difficile le stockage des voitures sur de très longues durées (ex : collectionneur).
Les huiles Long Life, comme celles répondant à la norme VW 507.00, sont conçues pour tenir plus longtemps sans perdre en efficacité. Elles résistent mieux à l’oxydation, aux températures élevées et aux impuretés, ce qui permet d’espacer les vidanges jusqu’à 30 000 km ou 2 ans. Mais attention, ces longues échéances ne sont valables que dans des conditions favorables : si la voiture fait beaucoup de petits trajets ou si le moteur enchaîne les régénérations de FAP, l’huile s’encrasse plus vite et une vidange anticipée reste meilleure.
Bien que les moteurs diesel tournent à un régime moyen plus bas, limitant théoriquement l’usure de l’huile (moins de frottement = moins de sollicitation de l'huile), ils réclament souvent des vidanges plus rapprochées que les moteurs essence. Leur taux de compression plus élevé induisent des contraintes mécaniques accrues, et la combustion produit davantage de suies qui encrassent rapidement l’huile (vous aurez remarqué que l'huile des diesel est systématiquement noire lors de la vidange, alors que sur les essences elles restent souvent marron et encore translucide). De plus, les systèmes comme l’EGR accentuent la pollution de l’huile ... Et malgré un régime moteur moyen réduit (un moteur diesel fonctionne sur des plages moins hautes), l’huile d’un diesel se dégrade souvent plus vite qu’avec l'essence.
Les recommandations des constructeurs sont établies pour une utilisation classique. Mais si la voiture est utilisée dans des conditions exigeantes, mieux vaut raccourcir l’intervalle :
Si l'auto est soumise à ces contraintes, anticiper légèrement la vidange peut éviter des ennuis.
Sur un moteur suralimenté, l’huile joue un rôle crucial : elle lubrifie les paliers du turbo, qui tournent à plus de 200 000 tr/min et peuvent être exposés à des températures dépassant 900°C (ce qui accélère d'ailleurs la dégradation de l'huile).
Si l’huile perd en efficacité :
À l’inverse, un moteur atmosphérique est moins sensible. Un dépassement raisonnable de l’intervalle de vidange sera bien moins impactant, mais il reste préférable de respecter les recommandations pour éviter l’usure prématurée des pièces.
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