Posté le : 2017-03-08 20:01:14
Utilisation du véhicule : 2/3 ville - 1/3 route
Qualités :
- Qualité de finition intérieure et extérieure
- Soins apporté à certains détails (voir avis exhaustif)
- Confort digne du segment supérieur
- insonorisation
- espace dévolu aux passagers
- espaces de rangement avant et arrière
- facilité de prise en main
- vision périphérique facilitant les manoeuvres
- polyvalence réelle malgré la faible cavalerie
Défauts :
- plastiques facilement rayables (contreportes notamment)
- bacs de portières avant étroits (conçus pour n'accueillir qu'une grosse bouteille et de rares babioles)
- manque un plafonnier à l'arrière (passagers plongés dans l'obscurité)
- indicateur de changement de vitesse trop optimiste
- absence de protection carrosserie
- Manque de punch pour s'insérer dans le trafic autoroutier à la sortie de la voie d'accélération.
Consommation moyenne : 5,9 litres/100km
Problèmes rencontrés : aucun
Note : 18/20
Prix assurance : 343.24 euros/an (Assureur : Pacifica ) (type de contrat : tous risques) (Bonus/Malus : 0,50%)
J'ai acquis cette Picanto neuve le 19 octobre 2016. Elle remplace une autre Picanto achetée neuve elle aussi en 2010 et déjà évaluée ici (modèle "Best", 62 ch, essence).
Alors mon avis est d'autant plus désintéressé, que je n'en voulais pas. En effet, comme tout un chacun, j'aime bien varier les plaisirs.
J'avais été attiré par mon essai convainquant de la Suzuki Celerio. C'était elle qu'il me fallait. A la fois sobre, sans chichis, haute, spacieuse et assez jolie, le punch de son moteur (68 ch) m'avait également réjoui.
Hélas, mon épouse, principale utilisatrice de notre 2ème voiture, n'était absolument pas de cet avis. jugeant la Celerio moche, peu sûre, frêle et mal construite.
L'Opel Karl en finition "Cosmo" lui convenait mieux. Sa ligne classique, sa polyvalence et le sérieux de sa fabrication avaient fait mouche.
Hélas encore, certaines lacunes étaient rédhibitoires pour nous : coffre non éclairé, pas de poignées de maintien fixées au pavillon, absence de miroir de courtoisie côté passager, la somme de tous ces "défauts" sonnait le glas.
Exit donc l'Opel Karl.
Et nous voilà au point de départ. C'est (un peu) à contrecoeur que nous nous sommes résolus à "replonger" pour une Picanto. En effet, sa proue ne nous plaît pas. Massive, calquée sur celle du Kia Venga de 2010, elle est disproportionnée à mon avis.
Jolie ou pas jolie, force est de constater que la petite coréenne remaquillée à l'automne 2015 tient parfaitement son rang. Polyvalente malgré les 69 ch ramenés à 66 pour satisfaire aux normes Euro 6, elle n'a pas à rougir face à la concurrence.
Maniable, facile à vivre, son rayon de braquage ultra court en ville fait merveille. Sur route, ce n'est pas la punition. Parfaitement rivée au sol, elle se montre sécurisante tandis que les passagers profitent d'une insonorisation et d'un confort de suspensions qui faisaient cruellement défaut à sa devancière.
Les trajets autoroutiers ne lui font pas peur, exception faite sur la voie d'accélération, où l'on déplore un manque de punch évident, nécessitant de dynamiser la lymphatique cavalerie. Mais après, même chargée, inutile de guetter la voie réservée aux véhicules lents. Elle retrouve vivacité et allant la petite!
Par conséquent, les voyages même lointains sont parfaitement envisageables (mais à 4 maxi). Ils ne tourneront pas à la torture, d'autant que l'espace dévolu aux passagers est étonnamment vaste pour une auto aussi compacte.
Reste la capacité du coffre qui se situe dans le ventre mou du segment (200 dm3).
Chapitre consommation, en usage mixte la Picanto boit 5,9 l/100 kms. Toutefois, depuis quelques jours, à usage identique, j'ai constaté qu'elle avait tendance à baisser de manière significative (5,5 l).
En ajoutant à ce beau tableau, un freinage très efficace (revu lors du restylage) et une commande de boîte réactive et douce comme un nuage de crème, on obtient une auto qui flirte avec le sans faute. En fait, à mon humble avis, c'est la meilleure du segment.
Par rapport à la Suzuki Celerio :
La Picanto a beaucoup moins de punch, mais sa boîte est mieux étagée. La petite japonaise réplique par une soif de moineau (4,5 l/100 kms).
A finition similaire (Privilège / Active), la Picanto est bien mieux équipée et aussi mieux finie, même si la Celerio ne démérite pas. Celle-ci lui oppose un habitacle et un coffre plus vastes (de loin les meilleures cotes de la catégorie).
Question confort de roulement et insonorisation, les deux asiatiques sont au coude à coude.
Enfin, la japonaise tente d'enfoncer le clou avec son tarif au ras des pâquerettes, mais sa rivale coréenne sort deux jokers imparables : la garantie de 7 ans et un rapport prix/qualité/agrément/équipement intouchable.
La Kia Picanto comparée à l'Opel Karl :
A finition similaire (Cosmo / Active), l'Opel (qui est en fait le clone de la nouvelle Chevrolet Spark) offre des prestations similaires. Mais la Picanto pourtant plus ancienne freine plus court. Elle est également plus tendre avec le fessier des passagers arrière (assise de la banquette ferme) et leur offre plus d'espace aux jambes.
En terme général, ses suspensions filtrent moins bien les grosses inégalités de la chaussée.
Mais sa planche de bord présente mieux que celle de la Kia, pourtant moderne, sobre, bien finie et fonctionnelle.
Sinon, nonobstant les lacunes énumérées plus haut, l'Opel Karl offre une qualité globale de finition, des équipements et des prestations routières et urbaines similaires à sa rivale, rayon de braquage excepté, lequel est nettement moins court.
Même nantie d'une sur-assistance de direction (comme chez Fiat) qui fait défaut à la Picanto, elle ne peut rivaliser.
Par rapport à ma Picanto précédente :
C'est le jour et la nuit. Les exigences qui avaient présidé à sa réalisation semblaient tourner autour de 3 principes : jovialité, simplicité et praticité.
Néanmoins, la qualité de finition était équivalente si l'on veut bien resituer la mouture précédente dans son époque.
Mais revenons à ma Picanto actuelle :
Des petits détails, anodins en soi, font plaisir et témoignent même d'un bon sens pour certains d'entre eux. Quelques exemples :
- Caves à pieds bénéficiant d'un éclairage d'ambiance
- Boîte à gants éclairée
- Temporisation très judicieuse de l'éclairage du plafonnier
- Passages de roues arrière protégés par de petites bavettes
Voilà.
Le 1er avril 2017, les toutes nouvelles Picanto tiendront salon dans les belles salles d'exposition de France et de Navarre. L'actuelle Picanto sera releguée dans les halls froids réservés aux VO. Les projecteurs s'éteindront.
Que ce soit en neuf (reliquats de stocks) ou en occasion, au moment du choix ne zappez pas la Picanto. Elle représente ce que l'on fait de mieux et de plus abouti dans la catégorie. Ses vitres arrière s'ouvrent complètement (à compas chez la plupart de ses rivales), les sièges avant sont "normaux" et non monoblocs (triplettes PSA/Toyota et VAG notamment), tandis que ses prestations sont de haut vol.
Et si d'aucuns vous rétorquent que son entretien dans le réseau risque d'être cher, dites-leur que non. De récentes études parues dans la presse spécialisée ont déterminé que la Kia Picanto était la moins onéreuse de toutes à ce chapitre.
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